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17-12-2025 Chronique d’Alain Dequeker

Cela fait maintenant plus de quinze années que la filière industrielle européenne se développe avec une forte croissance.

Nous avons connu de grands développements industriels, réalisés par l’ensemble des acteurs du secteur, pour accompagner une forte croissance européenne — et surtout mondiale —, et les seuls compétiteurs en face étaient américains.

Cette croissance a permis un développement important de la production, notamment dans la zone NEPG, jusqu’en 2020, année du Covid.

Cette année 2020 aura été le premier fait marquant, avec une interruption brutale des ventes causée par le confinement. Cette année-là, beaucoup pensaient que plus rien ne serait comme avant, que désormais les restaurants ne connaîtraient plus jamais la même fréquentation, et que les consommateurs se remettraient à cuisiner.

Rien ne s’est passé comme prévu : la croissance a très vite redémarré, avec également l’inflation liée à la reprise de l’activité mondiale.

Puis est arrivé le conflit en Ukraine, qui fut de loin le plus grand choc que nous ayons vécu, avec évidemment des conséquences dramatiques pour les Ukrainiens et les hommes au combat, mais aussi pour l’Europe et son agriculture.

En 2022, nous avons vu une explosion des prix des matières premières : l’énergie, les engrais, l’huile, l’ensemble des moyens de production, mais aussi le blé à plus de 400 euros, à des niveaux jamais atteints auparavant.

En conséquence, l’industrie européenne de la pomme de terre a réagi par une très nette revalorisation des prix des contrats, de 2 000 euros par hectare, pour stimuler la production, et a également vu ses prix de produits finis fortement augmenter en lien avec le coût de l’énergie, du gaz, de l’huile, de l’inflation et des contraintes réglementaires européennes.

Aujourd’hui, le contexte a changé : toutes les productions sont à la peine, et l’augmentation des prix européens a suscité des ambitions chez les pays émergents. Désormais, nos compétiteurs ne sont plus seulement américains, mais aussi asiatiques, sud-américains et égyptiens.

Aujourd’hui, nous devons, ensemble, avec vous et Aviko, trouver les moyens de nous adapter pour que, dans deux ou trois ans — mais j’espère avant —, nous retrouvions une bonne profitabilité de nos pommes de terre.

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